20MILLIONSDEKM2
"A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat."(Sénèque)
(Mario)
Nous quittons à regret le Japon, et volons vers Hong Kong. Destination Chine. Arrivés à Hong Kong après un vol un peu
éprouvant (pour Maj), c’est le choc. Changement d’ambiance, mais pas de climat ! De la pluie, encore de la pluie. Bon, de prime abord, les Hong Kongais n’ont pas l’air commodes, ni même
sympas, en fait ils semblent être plutôt antipathiques, voire agressifs. Cette impression nous sera confirmée les jours suivants au travers de nos multiples rencontres (avec les
locaux) et par quelques expats. Bref, passons et partons à la découverte de la ville. A 10 min à peine du centre (gros buildings, néons et tout le
tralala) il y a la plage. Super sympa, avec des postes à barbecue et tout et tout…La ville en elle-même est très surprenante. Il y a le moderne pas beau ( le jour) et le vieux encore moins beau (
de jour comme de nuit) La saleté fait aussi son entrée ( cafards dans la rue la nuit), et surtout les odeurs ! Ah oui, un pur bonheur ! Le ton est donné, à nouveau pays, nouvelles
sensations, nouvelles senteurs et coutumes.
Sinon, la nuit, Hong Kong, c’est la fête (Maj est dans son élément)! Une débauche de musique, de boissons de néons, de jolies filles et d’expats en goguette. Un mélange hallucinant de monde, New York et Las Vegas, concentré de bruit, pour notre premier soir arrivant de Japon, nous sommes soufflés. Le jour, le dimanche pour être plus précis, c’est brunch et c’est cosy. Au menu, Dim Sum, yummi ! Eh bien là, c’est tout aussi hallucinant. Vous n’avez posé votre auguste postérieur sur le siège, qu’un ballet incessant de serveurs, de serveuses, vous harcèlent littéralement avec un florilège de plats, très appétissants, mais sans beaucoup d’explications, ou bien alors en chinois (en cantonnais dans le texte) et il vous faut refuser avec force ce que vous ne voulez pas. Mais rien n y fait, nous nous retrouvons quand même avec une demi douzaine de plats, et je n’en ai, pour ma part, choisi qu’un seul ! Les plats se révèlent délicieux, même si Maj découvre certaines saveurs qui l’interpellent un peu, pour ne pas dire la dérangent. L’addition, peu chère pour des vacanciers européens, nous fait exploser notre budget de globe trotteurs. Pas grave, c’est une super expérience et on s’est bien marré. Demain, direction la Chine continentale, en train et en ponchos !
Le passage de Shenzen (point de douane continentale) se fait tout simplement et, nous voici à Canton (Guangzhou) et là, comment dire, au milieu de près de 4 millions d’habitants, nous vivons un grand moment de solitude. L’anglais, personne ne le parle ou presque, les indications du guide ne sont si claires ni adaptées et il règne un joyeux bazar autour de nous à la gare. Nous devons impérativement prendre nos billets pour la prochaine destination (départ le soir même) mais cela semble plus compliqué que prévu. Il faut dire que nous recherchons une agence nationale de voyage indiquée par le guide, qui présente l’énorme avantage de parler anglais et semble coutumière des étrangers. Une heure après moult pérégrinations, le dos en miettes, nous décidons en désespoir de cause, de revenir nous adresser au guichet de la gare, sans beaucoup d’illusions. Et là, miracle, c’est en anglais et en vingt secondes, que nous repartons billets en poche. Si nous avions su! Seul problème, notre train part dans deux heures. Ce qui n’était déjà plus qu’une après midi à Canton (nous avons, comment dire, un peu tardé le matin au départ de Hong Kong) se résumait désormais à quelques heures. Nous comptions nous régaler de cuisine cantonaise, et découvrir la première mosquée de Chine, bâtie en 628 par l’oncle du prophète, et au lieu de ça, exsangues, nous finissons dans un KFC de la gare. Si, si, le chantre du poulet frit, made in America mais en version chinoise, mais la c’est une question de survie! Un ange passe, pour nous et même pour vous, enfin restaurés, nous embarquons dans notre train. En route pour Guilin, en train de nuit. Munis de nos sésames, nous découvrons les couchettes molles (des compartiments confortables, à quatre) Premier repas cantonais dans le train, et là, on se régale tous les deux ! Trop bon, et en plus, cela coute presque rien…Nous sommes tout contents, et pas peu fiers, le chinois se révèle plus compliqué que prévu, l’aventure commence vraiment.
| Février 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires