Redige par Mario
En route pour la Mongolie, nous reviendrons plus tard en Chine pour y visiter le Nord Est, La Mandchourie et une ville du
nom de Harbin, puis et surtout pour nous rendre au Tibet, périple que nous n’avons d’ailleurs pas encore pu organiser (les agences de voyages étant toutes fermées le Week End), mais pour l’heure,
nous occupons une cabine à quatre et y sommes seuls ainsi que dans le wagon, le grand Luxe !
Nous nous sentons légers et heureux et retrouvons l'excitation de nos débuts, celle du voyage, celle de l’aventure. Nous
ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, si ce n’est qu’il fera froid, très froid même, dans les -20°C à ce qu’on nous à dit...
Nous arrivons à Ulaan Baatar, capitale de la Mongolie, ou vivent plus d’un million d’habitants sur les 2,5 millions que
comptent la Mongolie. A la descente du train nous sommes immédiatement accueillis et pris en charge par nos guides, un charmant couple dont le mari se prénomme Mejet et la femme Bilegt, cela nous change et c’est bien agréable.
Nous allons déjeuner ensemble, (la cuisine Mongole pour le coup nous semble fameuse, même si nous admettons qu’à la longue
on doit s’en lasser !). Attablés, nos guides nous informes que les conditions météo (avis de tempête de neige) ne sont pas idéales et favorables à la découverte du désert de Gobi, et nous
conseillent un autre parcours. Nous nous rangeons prudemment à leur avis et optons pour la sécurité, le Gobi ce ne sera pas pour cette fois .
Ainsi, décidé nous partons sur le champ, juste le temps de faire quelque courses (et oui, nous serons amenés à cuisiner),
à bord d’un gros 4x4 vert, Mejet au volant, qui sera à la fois notre chauffeur et notre guide.
Au sortir de la ville, après dix minutes à peine, nous nous retrouvons au beau milieu de nulle part... Ce qui frappe
immédiatement, c’est l’impression d’espace, une immensité à perte de vue, sans âme qui vive et des paysages à couper le souffle. Nous repensons à l’ouest américain, mais ici c’est différent, pas
d’autoroutes à quatre voies et pour ainsi dire pas de véhicules.
Nous assistons à un splendide coucher de soleil. Après environ deux heures de route et 40mn de piste, nous arrivons de
nuit dans un campement. Notre guide négocie pour nous trois le dîner et la nuit dans une yourte traditionnelle. Notre première nuit dans une
yourte !! Tout plein d’excitation nous découvrons l’intérieur de cette habitation et apprécions d’y trouver un poêle central, le système de chauffage (avec pour combustible des bouses de
vaches séchées, et oui il n’y pas d’arbres dans les steppes mongoliennes !). Notre guide nous explique combien il est facile de chauffer ces habitations, mais que le revers de la médaille et
que l’âtre finit par s’éteindre faute d’être alimente et que là, la température chute très vite... Ce que nous vérifions le lendemain
matin. A notre réveil, il règne dans la yourte un gentil moins quelque chose et nous hésitons à quitter la douce chaleur de nos sacs de couchage.
Nous préférons attendre patiemment que notre guide rallume le poêle et que le thermomètre de la pièce revienne à une valeur plus clémente. Notre guide nous annonce alors « petit
déjeuner » et nous sort café, thé, pain, fromage et petits gâteaux, nous hallucinons... tout le confort d’un grand hôtel !
Frais et dispos, nous partons visiter le parc Hustai, ou nous apprenons la réintroduction des chevaux Taki, race qui s’est
éteinte dans les années 70, ceux là même de l’époque de Genghis Khan et qui désormais sont libre comme alors d’aller à leur guise dans les steppes Mongoles. La nature est sublime et nous avons un
temps magnifique. Maj et moi sommes émerveillés. Comment vous décrire la Mongolie, imaginez un pays deux à trois fois grand comme la France, avec 2,5 millions d’habitants et environ 40 millions
d’animaux domestiques (moutons, chèvres, vaches, chevaux et Yacks) et plus encore de sauvages partout et presque libres. Ici nous avons vraiment le sentiment que l’homme est tout petit face à la
nature.
Nous filons vers un campement de nomades, ou nous dinerons et passerons la nuit, nous sommes comme des gosses... un petit
aperçu de la vie dans les steppes telle qu’elle se pratique encore (bien que ce mode de vie tende à disparaitre au profit de la sédentarisation à Ulaan Bataar). Le campement est constitué de deux
yourtes, nous découvrons un intérieur douillet, avec trois lits, un temple Boudhiste, le poêle centrale, une table basse et même une télé (alimentee
par une batterie de voiture, elle-même rechargée par des panneaux solaires) et au dehors une antenne satellite, bref tout le confort comme à la maison. Ah oui, petit détail, les toilettes sont en
options, autrement dit vive la nature ! On ne peut pas tout avoir...
Nous apprenons, qu’avant nous un couple de français a partage la vie de cette famille
nomade pendant un mois et demi, et découvrons leurs photos pour l’occasion. Cela nous laisse perplexes et quelque peu admiratifs (une
sacrée expérience, ne parlant pas la langue, l’ennui, un mois et demi sans douche...) Ensuite, nous assistons à la préparation du repas, ou la
version mongole des spaghettis (succulents !) et du mouton bouilli, nous dinons tous ensemble et nous regardons un peu la télé (bien que n’y
comprenant rien) jusqu’à que la batterie soit vidée et puis extinction des feux. Notre hôtesse nous accompagne et nous installe avec une extrême gentillesse dans la yourte adjacente et se prête
pour l’occasion volontiers à notre jeux de photos (notre hôtesse ayant eu la gentillesse de prêter un costume traditionnel à Maj).
Le lendemain matin, je sors le premier et je découvre qu’il à neigé pendant la nuit, le paysage est magnifique. Nous
prenons notre petit déjeuner et nous apprenons par notre guide que nos hôtes vont déménager aujourd’hui, le temps étant clément et la météo incertaine pour les jours suivants. Il nous propose de
rester avec eux le temps du démontage de la yourte et de partir ensuite, nous nous empressons d’accepter, quelle chance !Je suis tout excité, et nous proposons notre aide, et participons à la manœuvre, ou pour l’occasion, notre couple d’hôtes se sont vus rejoints par le beau-frère et
sa femme afin d’aider au démontage. En moins d’1h30, la yourte est démontée et chargée sur un camion prête à partir sous d’autres cieux, IKEA n’a
qu’à bien se tenir.
Nous quittons le campement direction la montagne (au passage nous visitons un temple bouddhiste bâti sur les ruines de la
première capitale Mongole) ou nous passerons notre dernière nuit et où je serais amené à cuisiner, après les spaghettis mongols, les pates
italiennes ! Notre guide apprécie et nous nous régalons. Le lendemain c’est le départ, retour pour la ville, Ulaan Bataar. Il a de nouveau neigé et le mauvais temps annoncé semble nous avoir
rejoint. La route est enneigée et les flocons tombent régulièrement, nous découvrons les paysages sous un jour nouveeau... Notre guide nous explique
que le risque avec les tempête de neige est la perte de visibilité et donc ne permet plus de se repérer, et se perdre dans ces conditions revient à mourir, car plus d’essence, plus de chauffage.
La femme de notre chauffeur s’inquiétera d’ailleurs de notre situation (par téléphone) mais nous arriverons à bon port, sain et sauf (sinon comment pourriez vous nous lire !).
Nos guides nous accueillent chez eux et nous invitent à prendre une douche (ouah le bonheur !) et nous à diner,
Majdou apprendra même à cuisiner la spécialité locale, les raviolis à la viande et aux oignons et cuits à la vapeur. Nous nous retrouvons dans le cocon de cette famille mongole, baignée de
chaleur et d’amour, si bien que c’est à regret que nous devons les quitter, mais c’est avec le plein d’énergie que nous repartons vers notre prochaine destination, la Russie.
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